La Bretagne du Nord au Sud (et retour!)

Quelques chiffres

  • De Binic (22) à Belle Île (56)
  • Du 5 septembre au 2 Octobre 2019, 28 jours
  • Des départs de nuit, des navigations de nuit
  • 657 Miles nautiques (1220 kms pour les Terriens)
  • Plus de 120 kms à pied
  • 9 villes escale et 2 mouillages

(note: cliquez sur les images pour passer en plein format)

Un aperçu?

Prenez 40 secondes pour avoir un aperçu de nos meilleures séquences vidéo, et visionnez la vidéo longue durée (voir Nos Vidéos 2019)!

Itinéraire

Au départ, notre “prétexte” pour réaliser ce tour de Bretagne était de retrouver nos amis Annie  et Claude qui habitent dans le Morbihan et de faire une petite croisière en leur compagnie. C’est donc plein d’enthousiasme, et après avoir longuement préparé les navigations, calculé les heures idéales de navigation des passages “chauds” en fonction des courants et des marées, étudié les conditions d’accès aux ports, que nous larguons les amarres du port de Binic le 5 septembre au matin pour y revenir 4 semaines plus tard, le 2 octobre au soir, fatigués, mais heureux d’avoir réalisé ce qui, pour nous, était un challenge.

Du vent (de pétole à force 5 ), des vagues, de la houle, des courants (favorables ou non), du soleil (un peu), des couchers de soleil, des levers de soleil, des rencontres, des bons moments et surtout du plaisir. Enfin, c’est ce que l’on dit une fois arrivés…

La carte ci-dessous indique les traces de notre croisière, l’aller en rouge, le retour en jaune. Même en ayant quasiment réservé un mois pour cette croisière Binic – Belle Ile – Binic, nous devrons naviguer de nuit afin de bénéficier des meilleurs créneaux météo pour rentrer à temps. Quitter le port de Brest à 1h du matin et passer le Chenal du Four à 3h resteront des moments forts. Nos temps de navigation auront été entre 3 heures et 13 heures selon les étapes. L’étape la plus longue aura été de 75 NM et la plus courte de 15 NM.

La météo aura été conciliante pour la route aller, par contre, sûrement dû à l’influence des ouragans dans l’Atlantique, le retour aura été ponctué de petites dépressions qui nous ont imposé de rester au port, avec essentiellement une halte de 7 jours à Concarneau.

Navigation - Phares et sémaphores

Nous avons dû prendre en compte une composante importante de la navigation à voile: le courant: Très présent en Bretagne Nord, il peut s’avérer un allié mais aussi un ennemi. nous avons mesuré jusqu’à 5 knots de courant, surtout dans les lieux cités ci-dessous. Chaque route sera décidée en fonction de l’heure de marée, des conditions d’accès aux ports, de la distance, des conditions météo (sur plusieurs jours) et des courants dans la zone. Pour les ports d’Audierne et d’Etel, nous bénéficierons des précieux conseils des capitaineries pour franchir les passes menant au port en évitant les bancs de sable.

Une relative découverte a été la différence entre les conditions en Mortes-Eaux et en Vives-Eaux! Heureusement que certains passages en Vive-Eaux se sont faits de nuit!

Sur notre parcours, on doit mentionner 2 lieux fameux pour les amateurs: le Raz de Sein (entre l’ile de Sein et la pointe du Raz) et le Chenal du Four (entre Molène et la Pointe Saint Mathieu). Si la descente vers le Sud a été plutôt calme pour passer ces 2 points, il n’en a pas été de même au retour où nous avons été bien secoués, heureusement que GAMA est un bon bateau qui a su affronter des creux de 2 à 3 mètres sans problème. L’équipière n’était pas toujours souriante …

De par les conditions rencontrées, il faut aussi citer l’archipel des Triagoz, au large de Trégastel, où nous avons subi le vent s’opposant au courant qui nous était favorable. C’est encore une preuve que les prévisions météo peuvent changer très rapidement et ne pas correspondre à la réalité!

 Par exemple, notre dernière ligne droite au départ de Roscoff s’est faite sous plus de 30 knots de vent alors que les prévisions étaient de 10-15 knots! Et surtout que nous serions vent debout (face au vent)!

Pour terminer cette section, voici quelques photos des phares que nous avons croisés lors de notre périple.

Ports

Comme le parcours était nouveau, nous avons pu découvrir de nouveaux ports, 9 au total. Plusieurs nous ont reçus à l’aller comme au retour.

Nous en avons profité pour découvrir les villes et leurs environs.

Roscoff

Le port de Roscoff situé dans la baie de Morlaix, est d’un accès aisé à toute heure, il faut cependant se méfier des courants lors de la montée de la marée … Nous avons d’ailleurs eu à subir ce phénomène, associé à un vent de plus de 20 noeuds lors de notre départ à 4 heures du matin. GAMA en a gardé une petite séquelle, vite réparée au retour.

L’aménagement de ce  port de plaisance situé à 10 minutes à pied de la ville a été terminé en 2013. Il accueille également un espace dédié aux ferries qui naviguent vers l’Angleterre et aussi vers l’Espagne. C’est ici également que nous avons vu le drone s’écraser dans le cockpit d’un bateau voisin après une perte de contrôle! Brouillage dans cette zone?

Dans la cité, subsiste le pittoresque vieux port et ses bateaux de pêche.

Aber Wrac'h

Situé à l’entrée du chenal du Four, le port de l’Aber Wrach est le seul port en eaux profondes entre Morlaix et Brest. Il donne une impression de bout du monde, avec pour seul horizon la mer d’un côté, la campagne de l’autre avec sa ria qui entre dans les terres.

Il est éloigné de près de 2 kilomètres de la petite commune de Landeda, à laquelle il est rattaché.

GAMA est amarré sur le ponton des pêcheurs et nous avons pour voisins de jolis chalutiers colorés. Nous y passerons 3 nuits en attendant les conditions favorables pour reprendre notre route vers le Sud. La 3ème nuit, nous quitterons le port avant le lever du jour, ce qui nous permettra de faire notre première sortie de port dans le noir total et d’admirer notre premier lever de soleil en pleine mer.

Camaret

Afin d’attaquer le raz de Sein dans les meilleures conditions, nous faisons escale à CAMARET.

 Situé à l’extrème ouest  de la presqu’île de Crozon, dans la mer d’Iroise face à l’Atlantique, CAMARET dispose  de 3 ports de plaisance:  le port du Notic, le port du Stivel et le port Vauban et bien sûr, un port de pêche. Etant donné notre tirant d’eau et notre taille, nous sommes dirigés vers le port Vauban, situé tout au bout du silllon.

 Près de nous, la tour VAUBAN, le cimetière des bateaux et la chapelle Notre Dame de Rocamadour. Bien sûr, je ne peux m’empêcher de dire que nous n’avons pas vu le curé (comprenne qui pourra…).

Audierne

Le raz de Sein passé sans problème, nous hésitons à faire escale à Audierne, car ses conditions d’accès sont réputées périlleuses, une barrière de sable  pouvant se former à l’entrée du chenal en fonction des vents. Les pontons installés dans la rivière Goyen sont accessibles selon des conditions bien précises de marée et de vent. Un coup de fil à la capitainerie nous rassure sur la faisabilité et c’est assisté par téléphone que nous slalomons dans le chenal jusqu’à notre emplacement.

Une fois installés, nous sommes au cœur de la ville, dans un environnement agréable et bien abrités.

Mais nous n’y passons qu’une nuit, les conditions sont favorables à notre progression vers le Sud.

Concarneau

Concarneau, notre coup de coeur … et heureusement, car au retour, nous devons y passer 7 nuits en attendant la fin de l’une forte dépression qui a amené de la pluie et des vents forts pendant notre séjour … 

 Idéalement situé sous  la ville close, le port ne présente aucune difficulté d’accès et c’est sans problème que GAMA trouve sa place au ponton visiteurs avec une vue imprenable sur les remparts.

A proximité du port de plaisance, se situe le port de pêche de commerce, et de nombreux pontons sont également installés sur le site pour accueillir toutes sortes d’embarcations (mais là, attention au tirant, comme a pu le constater l’équipage du Pen-duick 3 qui s’est retrouvé à l’échouage).

L’animation est garantie, entre les chalutiers, les vieux gréments, les bateaux de promenade et les 110 bateaux de la régate SAFRAN avec lesquels nous ferons un bout de chemin lors de notre départ.

Lorient Kernevel

Nous voici enfin dans le Morbihan et surtout, le ciel est enfin clair et le soleil nous réchauffe..

Avant dernière étape avant notre destination finale: nous faisons escale dans la rade de Lorient, au port du Kernevel. Nous y arrivons le dimanche en fin d’après midi et pour la première fois, nous sommes loin d’être seuls, le traffic est digne des retours de week-end sur le périph … enfin presque … Une fois encore, pas de problème d’accès à notre emplacement. Les passes sont larges et il est facile de manoeuvrer.

L’environnement du port ne présente pas d’intérêt et après un tour rapide pour nous dégourdir les jambes, nous retournons à bord et nous assistons au spectacle des bateaux qui rentrent et qui s’amarrent avec plus ou moins de bonheur

Etel

Et voici notre dernière étape, et pas la moindre au niveau symbolique, car Etel est réputé pour sa “barre”. Ce phénomène naturel doit son nom à un banc de sable sous-marin qui se forme à marée montante ou descendante. Ce banc de sable se déplace au gré des vents et des courants et la mer qui se brise sur toute la longueur de l’embouchure rend parfois cette barre infranchissable. Heureusement, pour nous les conditions sont bonnes, mais nous devons tout de même bien calculer pour entrer dans les 3 heures autour de la pleine mer.

Et c’est guidé au téléphone par un agent du sémaphore situé à l’entrée de l’embouchure que nous franchissons cet obstacle sans problème. La sortie de l’embouchure se fera de la même façon.

Après l’embouchure, nous découvrons la charmante ria d’Etel qui s’enfonce dans les terres, bordée de langues de sable doré. Tout est calme et paisible et nous arrivons très vite au port où nous sommes accueillis par un agent de la capitainerie en zodiac qui nous indique notre emplacement et nous aide  à nous amarrer. Tout se passe “mieux que sur le plan”, (coucou Martine) sous l’oeil attentif de notre amie Annie venue nous attendre sur le quai.

Le port d’Etel est notre autre coup de coeur de par son emplacement où la terre et la mer sont intimement liés et le calme qui s’en dégage. 

Il est de plus, situé à proximité de la ville et est le point de départ de jolies balades le long des rives.

Belle-Île - Le Palais

C’est accompagnés de 2 équipiers supplémentaires, nos amis Annie et Claude, que nous mettons les voiles direction Belle-Ile en Mer pour faire escale 2 nuits à “”Le Palais”.

Le port de Le Palais est constitué de 4 bassins: l’avant port, constamment en eau, mais amarrage sur bouée, l’arrière port à échouage, le bassin de la saline, marina à catways équipés de mouillage sur bouée et enfin, celui qui nous intéresse le bassin à flot.  L’entrée de ce bassin est régulée par une écluse ouverte environ 3 heures à marée haute  et dispose de seulement 90 places à flot, à couple le long des quais.

 Avant de nous présenter au port, nous avions pris soin de téléphoner pour nous assurer des places disponibles. Pas de problème, il y a de la place, nous a-t-on répondu. C’est donc sans crainte que nous prévenons de notre arrivée lorsque nous sommes dans l’avant port. Un agent du port vient à notre rencontre en zodiac et nous demande de patienter en attendant l’ouverture de l’écluse. Nous ne sommes pas seuls et bientôt, nous sommes de plus en plus de bateaux en file indienne à attendre de pouvoir entrer dans le bassin. Notre tour arrive enfin et là, nous comprenons les raisons de cette longue attente: un autre agent du port debout sur son zodiac, gère l’amarrage de tous ces bateaux, à couple pour la plupart, en fonction de leur taille, de la durée de leur séjour … Il n’y a ni pontons ni catways, mais des amarrages à quai. Comme nous restons 2 nuits et compte tenu de la taille de GAMA, il nous aide à nous amarrer à quai à tribord. Ouf, on est installé … seulement le quai tribord est très haut et nous ne sommes pas face à l’échelle pour y monter … Mais comme on nous a précisé que nous déménagerions le lendemain matin, nous patientons et restons à bord pour la soirée.

Le lendemain, un spectacle impressionnant s’offre à nous: le départ ou le déménagement de tous ces bateaux pratiquement agglutinés les uns aux autres. De plus, le vent s’est levé et rend les manœuvres difficiles. 

Notre tour arrive et l’agent du port nous indique notre nouvel emplacement à bâbord cette fois, côté ville,  mais à couple avec un autre voilier. Pas évident de quitter les lieux, il faut escalader le bateau voisin en passant par dessus ses filières… 

Le lendemain, c’est la même pagaille organisée pour quitter le port. Il faut attendre que les premiers soient prêts à partir pour pouvoir prétendre à quitter sa place. C’est loooong, surtout quand il faut aller réveiller certains pour qu’ils bougent leur bateau, ou encore quand le pont de l’écluse se ferme régulièrement pour laisser passer les piétons! Bon au bout d’une heure, nous quittons enfin notre place!!!

Belle-Ile … on a testé … on n’y reviendra plus …

Brest

 Nous avons quitté Concarneau au bout de 7 nuits à attendre de meilleures conditions météo pour faire route vers Brest.

Après un départ à 6 heures du matin et une navigation difficile, notamment au passage du raz de Sein, où nous avons été bien secoués, nous atteignons la rade de Brest en fin d’après-midi.

Nous nous amarrons à la marina du château, située à l’entrée de la rivière Penfeld, au pied des remparts du château, à 2 minutes à pieds de la ville. C’est un énorme port qui dispose de 140 places visiteurs, aussi n’avons nous pas eu de mal à trouver une place facilement accessible le long d’un ponton jouxtant  le quai Lapérouse séparant le port de l’océan. A notre arrivée, le ponton et le quai sont au même niveau, mais le lendemain, nous sommes tout surpris de nous trouver face à  mur: nous sommes à marée basse, en vives eaux et le ponton est maintenant à 10 mètres sous le niveau du quai!

Nous passons 2 nuits au port avant de reprendre notre navigation du retour.

Villes

Nous avons bien sûr profité de nos escales pour découvrir quelques villes. Par ces quelques lignes, nous avons pour humble objectif de présenter quelques points de vue sur les villes visitées. Ils ne sont pas les seuls! Wikipedia!

Audierne

Audierne abrite un port de plaisance, mais aussi un port de pêche réputé, au pied d’une colline boisée dans un joli site. Le port est situé en plein centre ville, lui-même situé à environ 1 NM de l’entrée du Goyen. Selon Wikipedia, le nom Goyen est dérivé du mot breton gwazhienn, veine, (issu de gwazh, ruisseau). En breton Gwaien est le nom de la ville d’Audierne, la rivière s’appelant stêr Gwaien, c’est-à-dire rivière d’Audierne. Le Goyen prend sa source à 30 km d’Audierne.

Comme nous n’y passons qu’une nuit, nous nous contentons de parcourir dans la soirée  cette petite ville dont l’axe principal s’étend le long du port de plaisance. Nous découvrons  les charmantes venelles et escaliers qui émaillent la ville construite dans une cuvette. 

A noter, une très bonne crêperie qui nous a proposé des galettes à emporter, il s’agit de la Crêperie l’Epi d’Or.

Brest

Nous passons 2 nuits à Brest, au moment de la foire Saint Michel, énorme manifestation qui date du moyen âge, à la fois foire commerciale, braderie, brocante, fête foraine … qui s’étend sur 65 000 m².

Nous nous mêlons donc à la foule pour découvrir cette métropole dont le centre historique  a été reconstruit après avoir été bombardé pendant la guerre. Il est clair que ces événements ont largement contribué à notre vision peu enthousiaste et à la réputation de cette ville. Il n’y a pas de doute que les habitants y ont trouvé tous les aspects négatifs que nous n’avons pas pris le temps de découvrir.

Nous longeons le château, suivons la rue de Siam, artère principale et commerçante,  et traversons le pont de recouvrance pour nous retrouver sur l’autre rive où nous découvrons  les anciens ateliers monumentaux destinés à la construction navale reconvertis en espaces de travail et lieux d’art.

Nous revenons en empruntant le téléphérique qui nous offre une vue panoramique sur la ville. Puis nous flânons sur la grande digue du port de commerce où nous admirons les manœuvres d’accostage de l’impressionnant remorqueur  “l’Abeille Bourbon”.

Avant de rentrer, nous faisons une halte désaltérante dans un pub irlandais: Tara Inn”, à l’ambiance bien typique.

Concarneau

Nous avons eu l’occasion de parcourir Concarneau sous tous les angles, puisque nous y sommes restés “coincés” 7 jours au retour après y avoir déjà fait escale 2 nuits à l’aller…Heureusement, cette ville est particulièrement accueillante et animée. Lors de ce séjour qui aura duré 9 jours, nous aurons eu l’occasion de faire près de 40 kilomètres à pied! 

Le lieu emblématique est la ville close ceinte de remparts en granit et de tours. on y accède par un ancien pont levis pour y découvrir des ruelles et ses habitations anciennes. Bien sûr, le lieu est touristique, mais les magasins qui y ont élu domicile ont su proposer des articles assez authentiques et régionaux. Nous y faisons quelques emplettes, à savoir des conserves de poissons du magasin de la conserverie “Le Gonidec” et de délicieux chocolats de la maison Larnicol. Mais nous ne céderons pas à l’appel de leurs Kouign Aman, qui font prendre 1 kilo en les regardant …

La ville s’étend bien sûr en dehors de la ville close où se trouvent des commerces plus traditionnels. Entre autres une boulangerie et une poissonnerie que nous visitons presque quotidiennement, tant leurs produits sont de qualité … et oui, on ne se refait pas … 

Nous profitons également du bac du passage, navette,  qui , pour un euro permet de se rendre de l’autre côté de l’estuaire dans le quartier de Lanriec. 

Au retour, nous passons par le chantier de construction navale, puis par la criée et le port de pêche pour assister au départ des chalutiers vers les lieux de pêche.

De jolies plages de sable sont également à courte distance du centre et permettent également de faire de jolies randonnées, notamment en suivant le chemin des douaniers, GR34.

Vraiment, Concarneau a été le coup de cœur de notre périple …

Le Palais

Le Palais est une des villes les plus importantes de Belle-Île. Etant contraint par le fait de rester 2 nuits au port à flot, avec des mouvements rythmés par la marée, soit une arrivée en fin de journée et un départ matinal, nous n’avons pas vraiment exploré chaque recoin de la ville, et encore moins avoir visité l’île!

Le 1er soir a été consacré à “l’observation” de la vie autour du port et à un dîner très agréable dans le cockpit.​ Le point de concentration qu’offre le port permet d’envisager les flux irradiant l’île: les navettes des hôtels, les entreprises, les transports, les vacanciers, les randonneurs, etc

La matînée du 2ème jour a été consacrée à une promenade en ville, jusqu’à la jetée, découvrant que la mer était bien agitée avec des vagues franchissant la digue nord-est! Ce fut un bon moyen de se préparer à la sortie du port prévue le lendemain. On en profite pour faire quelques photos avec Annie et Claude (voir ci-dessous).

L’après-midi sera l’occasion de visiter la belle Citadelle. Avec son riche passé ou les Gondi, Fouquet puis Vauban y ont laissé leur ‘patte’, elle est maintenant privée et accueille touristes et visiteurs qui peuvent bénéficier de l’hotel, du restaurant, de la visite de la citadelle dans un calme et un environnement de toute beauté. La vue en surplomb de la ville et du port est aussi impressionnante. Le musée maritime permet de voir quelques maquettes. Personne n’est resté dans une cellule de la prison! Nous n’avons pas réussi à lire tous les messages gravés sur la planche servant de literie!

Un raffraichissement (en fait bière et cidre!) dans ce qui doit être la rue principale nous permet de comprendre que l’île attire toujours autant de touristes, en particulier des marcheurs. Toutes les terrasses sont occupées. Bon, jusqu’au moment ou la dernière navette se présente.

Le départ fixé entre 8h et 9h le lendemain fait que l’on se réfugie rapidement sur GAMA. Le vent d’Est n’ayant pas baissé, s’engouffrant toujours dans le port, on en profite pour définir la stratégie de départ car les départs que nous avons pu voir la veille ont été très mouvementés, avec des balcons tordus…

La nuit aura été calme, mais cela ne semble pas être toujours le cas de par la présence des bars sur le quai.

Quimper

Après avoir exploré Concarneau sous tous ses angles, nous décidons d’élargir notre périmètre de découvertes et nous prenons “l’autocar” pour découvrir la préfecture du Finistère: Quimper. Bien nous en a pris, car nous avons été séduits par cette jolie ville. Le cœur touristique est représenté par sa cathédrale, ses quartiers anciens, avec, bien sûr, de nombreux restaurants et crêperies.

Roscoff

En préparant notre parcours, nous avions un même a priori sur Roscoff: gris et morne… C’était selon nos souvenirs de 40 ans en arrière! Eh bien, un peu comme Quimper et Concarneau nous avons été séduits par la ville, plus précisément la bande côtière autour du vieux port. Bien que le port de plaisance soit éloigné d’un kilomètre du vieux port, nous avons visité l’ensemble des points intéressants de ce quartier. Bien sûr, l’estacade est un point de ralliement des tous les promeneurs, il est utilisé à marée basse pour prendre la vedette pour Batz, mais il offre aussi un superbe point de vue à 360°. Parmi les points d’intérêt, nous avons aussi la maison dans laquelle Marie Stuart est passée en rejoignant le roi François I. Elle fut reine à 7 jours! Il semblerait que plusieurs maisons revendiquent la présence de Marie Stuart, mais celle de Roscoff a été détruite… donc nous avons pu admirer un beau panneau décrivant cette histoire et rien d’autre…

Les quais comptent de nombreux restaurants, ou nous aurons pu goûter au cabillaud local (mais avec une larve vivante dedans… le cas semble courant ou plutôt connu) mais aussi à la cuisine vietnamienne (à La baie d’Halong – excellent).

Evidemment, pas question de passer à côté des oignons de Roscoff, de sa Thalasso, et de sa belle église! Nous avons aussi découvert que Roscoff abritait un centre de recherche avec la station de biologie marine. 

En dehors des corsaires qui profitaient du havre que leur offrait le port, Roscoff est connu pour les Johnnies. Les Johnnies (“les petits Jean’) étaient des vendeurs d’oignons et ils se rendaient, chaque été, en Angleterre pour y vendre leurs oignons.

Lors de ce séjour qui aura duré 2 fois 2 jours, nous aurons eu l’occasion de faire 20 kilomètres à pied! 

Donc, nous avons apprécié Roscoff! Un peu moins la zone de navigation entre Perros-Guirec et Roscoff, les Triagoz nous ont marqués…

Nos rencontres nautiques

On ne peut pas dire que l’on ait rencontré beaucoup de bateaux lors de notre périple, excepté bien sûr autour des grands ports. En tout cas, moins qu’en Angleterre. La vue d’un Pen Duick échoué en sortie du port de Concarneau aura été notre plus grande surprise, comme quoi, en voile…

Ci-dessous une compilations de nos rencontres.

Balades

Au total, nous aurons parcouru plus de 120 kilomètres à pied; principalement à l’Aber Wrac’h; Concarneau; Roscoff. Concarneau est la ville où zone la plus parcourue avec près de 40 kilomètres!

Les Chons à fond!

Égaux à nous mêmes, toujours avec le sourire (enfin presque  toujours…), nous profitons en toute conscience de notre chance. Sinon, les photos des moments plus difficiles ne sont bien sûr pas disponibles, filmer une manœuvre de port ratée avec 35 knots de vent est quasi impossible…

Stage découverte

Comme un argument pour cette croisière, notre but était de se rapprocher de Vannes et ainsi de rendre visite à nos amis Annie et Claude. Bien sûr, une croisière avec eux y était associée.

Le parcours réalisé a été Etel, Belle-île, un bref arrêt à Groix et retour à Etel. Etel et Belle-île ont été présentés plus haut dans cet article et ces 2 lieux ont été très appréciés.

La barre d’Etel, le Port du Palais et son activité, Port-Cotton ont été des lieux qui nous ont fascinés (note: ah, mon avis est un peu fort?). Dans tous les cas, sourires, rires, pêche, partages ont été au rendez-vous.

En conclusion

En conclusion de cette croisière: A refaire mais en évitant certaines situations… et en allant encore plus au sud! En clair plus vers le SOLEIL!

0

Laisser un commentaire