Travaux et évolutions 2020

Dans cet article, vous trouverez l’ensemble des travaux ou évolutions apportées à GAMA durant l’hiver.

Ces travaux appartiennent à 3 types:

  • les travaux réguliers
  • les interventions de maintenance
  • les évolutions que l’on peut qualifier de confort!

Avec le recul, on constate que chaque activité permet d’en savoir plus sur le bateau et son utilisation. Et l’on peut juste confirmer qu’il faut prévoir une période de préparation avant toute croisière longue distance; que ce soit sur la connaissance du bateau mais aussi pour une meilleure connaissance de ce que l’on va rencontrer.

Bien sûr, on peut partir plus vite, mais, dans notre cas, on peut confirmer qu’il faut plusieurs années pour être prêt, tout en étant conscient que l’on va apprendre encore plus!

Nous avons maintenant, un an avant de partir vers des lieux ‘plus au sud’, le premier niveau de confiance en nous et dans le bateau pour démarrer notre grande croisière. Trois ans auront été nécessaires.

Contexte: cet article est rédigé en mars, début de période du confinement lié à la pandémie COVID-19.

L’arrivée au chantier sera l’occasion de voir le départ d’un nouveau chalutier, construit à Saint Quay. Il s’agit du Kab David IV, caseyeur-fileyeur de 13 mètres en bois.

 

Le carénage

Cette ‘corvée’ annuelle a été judicieusement prévue assez tôt dans la saison, à l’origine afin de nous permettre de faire des sorties au plus vite. La sortie du bateau est faite à l’aide des moyens du chantier CRAS. Une place sur la zone de carénage, bien au calme, est réservée. Le seul désagrément concerne les toilettes… C’est un point de vue personnel!

Les travaux sont régulièrement les mêmes: nettoyage de la coque au nettoyeur haute pression, passage d’une à deux couches d’antifouling selon les endroits, passage d’une couche de polish et d’une couche de cire!

GAMA est mieux entretenu que notre voiture!

 

Sortir le bateau de l’eau, c’est aussi avoir quelques surprises… La plus belle a été la ‘soustraction’ de plomb sur la quille! Sûrement un rocher trop agressif. Cela a pu se faire lors de la remontée du Trieux en octobre dernier. Leçon: il faut savoir ne pas aller plus vite que la marée…

Le résultat final

Ce serait dommage d’abîmer le résultat de ce travail lors des premières sorties… Manque de chance (dirons-nous), je vais un peu frotter le catway en retournant au port de Binic… Résultat: une belle trace noire!

La mécanique

Après une 1ère intervention qui a consisté à nettoyer l’échangeur thermique, il a été réalisé le changement du joint de Saildrive et le changement du crabot de l’inverseur. Le joint assure l’étanchéité du bateau au niveau de l’inverseur et il doit être changé tous les 7 ans environ.

Pour changer le joint, il a fallu avancer le moteur afin de pouvoir désacoupler moteur et inverseur.

Pour le crabot (interne à l'inverseur dont on voit le levier sur la photo ci-contre), la pièce à changer assure l'inversion de la marche de la propulsion, soit avant ou arrière... Après la prise de bout en avril dernier, nous avions eu des soucis dans l'utilisation de l'inverseur, avec des réticences au changement d'état.

Nous serons tranquille pour longtemps, et nous pourrons de nouveau bloquer la rotation de l'hélice en mettant l'inverseur en marche AR. Il avait en effet des difficultés à revenir au point mort. C'était contournable en mettant en route le moteur, même avec l'inverseur engagé, et cela faisait revenir l'inverseur au point mort.


Une dernière surprise. Le mécanicien s’est aperçu que l’hélice n’était retenue que par la vis de sécurité! Il y a donc eu ‘quelque chose’ que l’on a du mal à s’expliquer! Après contrôle en atelier, l’hélice a été remontée avec du frein filet sur les 2 parties, écrou et vis. A suivre…

Passage des 'contrôleurs': Jacques, Gilbert et Yvon! Discutant avec Thierry

L'annexe et son moteur

Un autre point d’évolution de GAMA concerne l’annexe. La raison principale, ou l’argument avancé, est le plus grand sentiment de sécurité amené par une annexe plus longue et surtout un moteur plus puissant. Cela nous permettra, lors de notre future itinérance, de rayonner plus loin et plus facilement.

Nous avons profité du salon nautique de Paris pour nous décider. Une offre de Suzuki pour un 6cv et une promo de 3D Tender ont facilité la décision.

Radio logicielle et météo

La réglementation pour la navigation hauturière (>60NM) impose d’être équipé d’un dispositif permettant de recevoir les prévisions météo à bord.

Considérant les différents solutions (NAVTEX, récepteur BLU, Irridium par exemple), le choix a été de tester une clé SDR (radio logicielle). Ayant écrit des articles sur le sujet pour les applications au ferroviaire il y a une dizaine d’années, j’ai trouvé le clin d’oeil sympatique!

L’équipement matériel est constitué d’une antenne long fil de 10 mètres (achetée chez RF-Market) et d’une clé RTL-SDR qui assurent la fonction réception et conversion du signal HF.

 

Pour l’équipement logiciel, différents essais ont été réalisés, soit pour la partie démodulation/ décodage, soit pour la partie décodage du fax météo. La solution repose sur une configuration SDR UNO et FLDigi. La vidéo tente d’expliciter comment cela fonctionne.

Voici ci-dessous la carte des fronts telle qu’émise par l’émetteur de Hambourg. La netteté pourra sûrement être améliorée quand nous serons en mer, l’environnement de la marina de Binic, avec tous ses mâts, dégrade la qualité de réception.

Grâce à la large bande de réception de la clé, de 500 kHz jusqu’à 1,7 GHz, l’accès à un grand choix de bandes est possible, depuis les fréquences marines jusqu’aux communications satellites, en passant par les communications spéciales (trafic aérien, etc), que ce soit pour des services numériques ou bien des services audio (vidéo ci-dessous).

Confort

Les améliorations sont de toute nature! Nous nous sommes même mis à la couture! Après le Speedy Stitcher, un cran a été franchi avec la MAC, à savoir La Machine à Coudre.

Pour le bateau, la 1ère réalisation a été une housse de barre.

Immédiatement suivi par une housse pour le moteur de l’annexe! Personnalisée au nom du bateau !

Dernier élément d’amélioration au chapitre Confort, et surtout pour réduire la facture de téléphone mobile, nous avons installé un routeur WiFi. Cela nous permet d’utiliser le WiFi du port à la place du téléphone portable. C’est efficace.

OK, ça fait une antenne de plus sur le portique et un équipement à alimenter!

Après les opérations Carénage et Mécanique, il est temps de revenir à Binic. Juste à temps pour rentrer avant le manque d’eau, et aussi avant le confinement…

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