Qui voit Ouessant …

Faux départ!

Après avoir rêvé et organisé notre voyage annuel vers l’Irlande, nous avons du nous rabattre vers des escales plus locales du fait de la COVID. 

Les îles Anglo-Normandes étant difficilement accessibles, nous avions peu de choix parmi les nouvelles destinations possibles. Ouessant s’est vite imposée et un arrêt dans la Presqu’île de Crozon devait la compléter. Nous déciderons de supprimer cet arrêt du fait des conditions météo rapidement changeantes.

Nous quittons Binic fin août pour rallier directement Port Blanc au terme de 7 heures de navigation. Les conditions de vent ne sont évidemment pas celles prévues par les sites d’information et nous gérerons un vent de 30 knots (en moyenne) pendant plusieurs heures. Rien de compliqué, mais c’est juste ‘inconfortable’!

Le seul paramètre à gérer est la direction du vent car nous sommes au près serré jusqu’à la sortie du plateau des échaudés.

 

(rappel: clic sur image pour affichage pleine page)

Nous ‘participerons’ au Trophée des Multi50′ qui se déroule dans la Baie de Saint Brieuc. Excellente occasion de faire des photos!

Arrivé à Port Blanc, au moment de consulter les prévisions météo, nous avons une petite surprise. Au lieu d’une journée avec un avis de vent frais, jour ou l’on avait prévu d’être à Roscoff, les modèles météo prévoient plusieurs jours avec le même avis. Considérant que nous privilégions la croisière ‘plaisir’ à la croisière ‘remuante’, nous décidons de repartir vers Binic après une halte dans le Trieux. Nous rentrerons à Binic le lendemain vers 23 heures.

Toujours avec l’objectif principal d’accumuler les NM et l’expérience, nous reprogrammons notre croisière pour le début Septembre, la météo semblant très favorable pendant 2 semaines.

Préambule

Avant de faire route vers Ouessant, nous avons prévu de faire une courte sortie familiale au départ de Saint Malo, Saint Malo devenant notre point de départ réel pour notre croisière.

Après une nuit dans l’archipel des Hébihens, nous arrivons vendredi fin de journée au port des Sablons de Saint Malo. C’est la première fois que nous faisons escale dans ce port.

Disons tout de suite que cela a été une accumulation de nuisance, tant par les remous subis à notre place sur le ponton visiteur (peu de places disponibles à notre arrivée!), que par la présence du ferry à quelques dizaines de mètres. Nous étions prévenus mais ce port n’offre pas les atouts de Port Vauban! Même si Port Vauban nécessite de passer l’écluse.

Le projet de passer la nuit suivante aux Hébihens a été revu du fait du mal de mer qui a gagné une grande partie de nos invités! Nous avons fait un aller-retour Saint Malo – Les Hébihens quasi sans s’arrêter à l’archipel.

Pour le retour à Saint Malo, nous avons choisi le port Vauban. Dans l’écluse, nous étions à couple avec un superbe bateau à moteur de marque Viking. Les 2 membres d’équipage nous donné quelques caractéristiques du bateau: 4000 CV, 7000 litres de fioul! On peut en trouver d’occasion à plus de 2M€! Le propriétaire est le patron d’un des opérateurs téléphoniques, aussi impliqué dans le batîment… Le nom du bateau? ‘Pacha‘…

La sortie le lendemain matin a été l’occasion de partager l’écluse avec les participants d’une croisière Belgo-Néerlandaise, tous avec des motor boats! Et pas n’importe lesquels! Les participants allaient jusqu’à Saint Cast le Guildo avant de repartir vers Cherbourg et leur ports d’origine. En juillet, la même association avait organisé une croisière Voiliers que nous avons vu à Binic et à Bréhat.

Le VRAI départ!

Après cette mise en jambe, c’est le vrai départ de notre croisière. La météo en sortie de Saint Malo n’est pas fameuse, disons carrément humide, avec un vent qu’il nous faut aller chercher au large, à plus de 8NM, après avoir emprunté le Chenal de la Petite Porte. L’avantage en sera que nous verrons les perturbations se succéder sur la côte alors que nous serons au sec au large.

Après une belle navigation dans la Baie de Saint Brieuc (65 NM à partir de la sortie de l’écluse en 11 heures) avec de beaux bords lors desquels nous croiserons la route de notre voisin de ponton, nous atteignons le Trieux vers 21 heures. Toutes les bouées extérieures du port dans le Trieux étant occupées, il ne reste plus que le ponton d’attente de Lézardrieux.

Le parcours

Après cette 1ère étape, nous visons successivement:

  • Port Blanc
  • Roscoff
  • Aber Wrac’h

avant d’atteindre le port de Lampaul situé au sud-Ouest de l’île de Ouessant.

Nous aurons bien profité des courants de marée sur ces différentes étapes, le seul soucis ayant été le manque de vent qui nous a imposé plusieurs heures de moteur.

Le point symbolique de la dernière étape aura été le passage dans le Fromveur, passage connu pour ses difficultés lorsque la météo est difficile… Nous aurons l’occasion de mesurer le courant favorable qui atteindra jusqu’à 4 knots. C’est déjà une valeur significative alors que nous sommes en Morte Eau!

Le parcours retour sera similaire à celui de l’aller, excepté que nous avons tiré parti du courant à partir de Ouessant, et, donc, nous avons pu atteindre Roscoff sans le stop à l’Aber Wrac’h. Nous avons tiré parti du courant mais nous avons fait Ouessant – Roscoff au moteur! Pendant l’étape Roscoff – Port Blanc, nous avons eu la bonne surprise de croiser la flotte des concurrents du Figaro. C’est décrit dans la section Rencontres navales ci-après!

Au départ et à l’arrivée à Roscoff, nous avons emprunté le Canal de l’île de Batz. En dehors du temps gagné, cela nous a permis de découvrir (même de loin) le côté le plus habité de l’île. Au vu du nombre de passagers empruntant la ferry, c’est un endroit très fréquenté!

Les souvenirs d'escales

Même si nous avons fait étape dans des lieux déjà connus, certains ont confirmé l’intérêt qu’il y a à y faire étape.

Notre coup de cœur va encore à Roscoff, pour son centre ville de commerces et de points de restauration. Même si le port de plaisance est relativement éloigné, c’est un arrêt ou l’on apprécie l’atmosphère de vie.

Le point qui nous a posé souci est la chute de vélo survenue à l’adjointe de bord! A Roscoff, entre regarder le prix des oignons et rouler droit en vélo, il faut choisir! Il semblerait que l’adjointe ait fait le choix …. Le poignet a souffert et fait encore souffrir…

C'est Ouessant!

L’objectif principal de notre croisière était Ouessant et il est incontestable que nous avons bénéficié de conditions idéales. Pas de vent, pas (trop) de houle, une place sur bouée dans le port de Lampaul, de beaux panoramas, etc

Des conditions idéales pour découvrir un lieu nouveau. Surtout que nous avons pu profiter de nos vélos pliants pour randonner dans l’île. Il n’y a pas de photo mais le chargement des 2 vélos dans l’annexe de 2,8m valait le visuel!

Les photos ci-dessous illustrent les points qui nous ont le plus marqués.

Les habitations

Même si nous avons ‘un peu’ oublié de photographier la ville ou les bourgs, le point le plus surprenant a été l’architecture des maisons du bord de mer. Simple et efficace!

Les paysages
Le musée Phares et Balises

Nos rencontres

Nous avons eu de belles surprises lors de notre parcours et la chance de capturer des situations ou des images plus ou moins courantes en mer. Enfin, on vous laisse juge! Dans certains cas, la qualité de la prise de vue est moyenne mais la magie de l’instant ou de la scène rendent ce critère bien superflu.

Rencontres navales

La plus plus impressionnante a été celle avec le peloton des coureurs de la Solitaire du Figaro lors de leur 3ème étape. Quand on voit 2 voiles proches l’une de l’autre sur l’horizon, on peut trouver la coïncidence surprenante, mais quand on trouve 2 autres plus sur bâbord, puis que l’on découvre qu’une large partie de l’horizon est parsemée de voiles, et qu’elle se dirigent vers nous, on en conclue qu’il va se passer quelque chose…

Un regard sur l’écran de navigation montre que nous allons nous trouver au milieu du peloton. A ce moment, nous étions au nord de l’archipel des 7 Îles, au large de Perros-Guirec. La décision est prise de nous diriger vers eux, dans le trou laissé entre 2 groupes.

2 virements seront nécessaires pour éviter les groupes de voiliers. Nous aurons l’occasion de passer proche de plusieurs voiliers, dont ceux d’Armel Le Cleac’h (Banque Populaire), d’Eric Peron (French Touch) et de Violette Dorange (IDEC Sport). Etonnant de voir, qu’au moment ou nous avons croisé les 2 premiers, ils étaient après la 20ème place au classement, de les voir remonter vers les 1ères places de l’étape.

Rencontres aériennes
Autres

Une collection?

Nous allons débuter une nouvelle quête qui consiste à photographier les phares, les cardinales ou balises de toutes sortes, enfin les plus significatives! Les perches ne comptent pas…

Le bilan

Quel bilan tirer de cette croisière de plus de 370 NM? Une satisfaction personnelle d’avoir ‘atteint’ Ouessant, même si les conditions aurait rendu possible cet objectif en kayak de mer; ensuite, avoir ‘senti’ autre chose que la baie de Saint Brieuc ou Saint Malo; et pour finir les sensations que nous avons éprouvées pendant ces 15 jours.

Nous n’avons rencontré aucun souci avec GAMA, notre coordination à bord est de plus en plus efficace, tout baigne!

Un regret? Peut-être celui de n’avoir pas eu la volonté suffisante pour faire voler le nouveau drone! On va lui adjoindre des flotteurs, reprendre la main sur des vols depuis la terre et tout sera prêt!

A suivre! La prochaine sortie devant être la semaine des ‘hommes’, prévue fin octobre. Sinon, tout dépend de la météo!

C’est un avant-goût de ce que nous espérons atteindre pleinement l’année prochaine, l’année du ‘Grand Départ’, euh, si tout va mieux…

Complément 'technique'

Le parcours de notre croisière 2020… Un peu léger cette année..

Pour ceux que cela peut intéresser, voici plusieurs graphes OpenCPN relatifs à nos navigations du 14 et 15 Septembre.  Ils présentent certains paramètres clés (vitesse fond, vent, etc) enregistrés tout au long du parcours. A vous d’analyser… !!!

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